CRSHG et FRQNT pour Karine Rioux!!

mai 23, 2017 dans post

Félicitation à Karine Rioux pour l’obtention de la bourse d’études supérieures du Canada au niveau de la maîtrise, décernée par le CRSNG, et de la bourse de maîtrise en recherche, offerte par le FRQNT. Sa maîtrise, qui débutera à l’automne 2017, sous la supervision de Daniel Fortier (UdeM) et Mélissa Lafrenière (Université Queen’s), et portera sur les flux de carbone, de nutriments et de sédiments des ravins de thermo-érosion. Ces bourses aideront à soutenir ses travaux de recherche ainsi que ses campagnes de terrain à l’Île Bylot, au Nunavut.

Bravo et bon succès dans tes études !

 

Capteur automatique de bulles de gaz (‘bubble trap’) installé dans un lac à l’Île Bylot (Nunavut) durant la campagne de terrain de l’été 2016 (F. Bouchard et V. Preskienis)

novembre 17, 2016 dans post

 2. Bylot bubble trap 2016 (2016-11)
Cette photo montre l’installation d’un capteur à bulles pour mesurer les flux de gaz à effet de serre (CO2, CH4) dans les lacs arctiques en provenance des sédiments de fond. Le ‘kit’ comprend : 1) un entonnoir lesté d’une chaine d’acier qui repose sur le fond; 2) un pluviomètre à bascule installé à l’envers pour capter et enregistrer les épisodes d’ébullition vers la surface; 3) une petite bouée pour tenir le tout à la verticale. Les membres du GEOCRYOLAB en charge des travaux de limnologie (F. Bouchard et V. Preskienis) ont installé deux de ces capteurs en juillet 2016, dans un lac de thermokarst et dans un lac de kettle. Si tout va bien (dataloggers, batteries, étanchéité, etc.), les capteurs seront récupérés à l’été 2017 et les données recueillies nous renseigneront sur les flux de gaz en milieu aquatique tout au long de l’année, et non seulement durant la saison libre de glace comme c’est le cas actuellement. Dossier à suivre…

‘Safari aux gaz en Arctique’ dans le Soleil de Québec

janvier 8, 2016 dans Article

Jean-François Cliche, contributeur principal du blog scientifique Sciences dessus dessous (La Presse, Le Soleil), a interviewé Frédéric Bouchard à propos de son dernier article Modern to millennium-old greenhouse gases emitted from ponds and lakes of the Eastern Canadian Arctic (Bylot Island, Nunavut) récemment publié dans Biogeosciences.

Une belle perspective sur la nature de ses travaux et une présentation de ses résultats bien accessibles pour tous !

Tous les détails ici : http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/dossiers/percees-scientifiques-2015/201512/30/01-4935604-safari-aux-gaz-en-arctique.php

Les mares et les lacs de l’île Bylot : puits ou sources de GES?

décembre 22, 2015 dans Article

Première étude sur l’âge des GES émis par les systèmes aquatiques dans l’Arctique canadien

*crédits: http://www.ete.inrs.ca/actualites/premiere-etude-age-ges-systemes-aquatiques-larctique-canadien par Gisèle Bolduc*

Pour la première fois, des chercheurs ont déterminé l’âge du dioxyde de carbone (CO2) et du méthane (CH4) émis par les mares et les lacs de l’île Bylot au Nunavut. Ils ont observé des différences significatives quant à l’âge et au taux d’émission de ces gaz à effet de serre (GES) provenant de ces écosystèmes aquatiques situés en zone de pergélisol. Ces résultats sont publiés dans un article de la revue internationale Biogeosciences, dont le premier auteur est le chercheur postdoctoral Frédéric Bouchard du Centre Eau Terre Environnement de l’INRS et du Département de géographie de l’Université de Montréal. 

 

Les échantillons de gaz prélevés au cours de l’été ont révélé que l’âge et les taux d’émission de GES varient beaucoup d’un plan d’eau à un autre selon la taille et la profondeur. Par exemple, les mares peu profondes émettent du gaz datant de quelques siècles au plus et qualifié de plutôt « jeune », selon les datations au carbone-14. Certaines d’entres elles, recouvertes d’un tapis de cyanobactéries, constituent des puits de CO2 et des sources de CH4, alors que d’autres mares, dont les berges sont en érosion, sont des sources importantes des deux gaz. Quant aux lacs, ils libèrent des GES beaucoup plus âgés, jusqu’à près de 3 500 ans pour le CH4, mais à un rythme plus lent, du moins l’été.

« Cette étude montre l’importance des effets combinés des propriétés géomorphologiques, limnologiques et hydrologiques des écosystèmes aquatiques sur les émissions de CO2 et de CH4 provenant du dégel du pergélisol », indique la professeure Isabelle Laurion.

L’approche de l’équipe de recherche a permis de discriminer la contribution de deux types d’émission des GES : la diffusion et l’ébullition. C’est ainsi que les chercheurs ont constaté que la diffusion pourrait être sous-estimée, en particulier dans le cas des mares. Jusqu’à présent, c’était plutôt l’ébullition qui était considérée comme le processus dominant des émissions de CH4 par les systèmes lacustres.

 


« Cette étude novatrice sur l’âge des GES émis en Arctique canadien est l’une des rares études concernant les lacs situés ailleurs qu’en Sibérie ou en Alaska. Elle jette un nouvel éclairage sur le rôle spécifique des différents types d’écosystèmes aquatiques sur la dynamique du carbone associée à la dégradation du pergélisol et sur leur répercussion potentielle sur les changements climatiques à venir », souligne le chercheur Frédéric Bouchard. Elle pave la voie aux futures études qui devront non seulement mesurer les échanges gazeux, mais aussi tenir compte de l’âge du carbone émis, car cela influence grandement leur capacité d’agir comme un mécanisme de rétroaction positive sur le climat.

 

À propos de la publication 

Cette recherche a été réalisée par Frédéric Bouchard, Isabelle Laurion, Vilmantas Prėskienis, tous trois du Centre Eau Terre Environnement de l’INRS, Daniel Fortier de l’Université de Montréal, Xiaomei Xu de l’University of California et Michael J. Whiticar de l’University of Victoria. L’article «Modern to millennium‐old greenhouse gases emitted from ponds and lakes of the Eastern Canadian Arctic (Bylot Island, Nunavut)» vient de paraître dans la revue internationale Biogeosciences. ArcticNet, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), le Programme du plateau continental polaire de Ressources naturelles Canada, le programme Frontières de la découverte du CRSNG, le programme de formation EnviroNord et la W. Garfield Weston Foundation ont soutenu financièrement les travaux de cette équipe de recherche. 

Bouchard F, Laurion I, Pr, Prèskienis V, Fortier D, Xu X & Whiticar MJ (2015) Modern to millennium-old greenhouse gases emitted from ponds and lakes of the Eastern Canadian Arctic (Bylot Island, Nunavut). Biogeosciences12(23):7279-7298. DOI : 10.5194/bg-12-7279-2015

Nunavummiut, Parcs Canada et Science

septembre 8, 2015 dans post

Le 22 Juin 2015, Ile Bylot, Nunavut

Vers la mi-juin 2015, nous avions eu vent sur l’ile que des visiteurs souhaitaient visiter le Camp des oies. Les gardes-parcs de Parcs Canada (Sirmilik) sont des visiteurs réguliers, nous nous connaissons de vue ou par nom après toutes ces années. Les gardes viennent une ou deux fois par année pour vérifier que tout se fait proprement, que tout le monde va bien et bref partager quelques cafés et biscuits aux pépites avec nous. On se partage les dernières nouvelles: observations de la faune, nouvelles régionales, la finale de hockey et l’évolution des différents projets.

Mais cette fois-ci un visiteur surprise se joindrait au personnel de Parcs Canada : un officiel du gouvernement du Nunavut. Il souhaitait voir le camp et ce que nous y faisions. C’est plutôt inhabituel mais pas exceptionnel. Le dernier officiel qui avait visité le camp (du moins quand j’y étais) remontais à 2009 ou 2010 – il souhaitait voir la forêt fossile quelque part sur un plateau qu’Alexandre Guertin était en train de caractériser.

camp 1

Figure 1: Tout est impeccable au camp des oies.  Juin 2015.

Intéressant – j’aime les surprises! Donc le jour venu, tout était impeccable au camp (comme d’habitude, Figure 1). Ils débarquèrent et visitèrent le camp avec Yannick Seyer et Dom Fauteux comme guides. Suivi d’une pause diner-biscuits-hockey-café. Notre invité spécial, M. Joe Enook, membre de l’Assemblée Législative du Nunavut (pour la région de Tununiq), avait entendu parler de ‘ravins et d’érosion du pergélisol’ et annonçait qu’il souhaitait les observer.

 

Peu après, nous sommes partis vers le ravin avec M. Enook et le personnel de Parc Canada. Une drôle de réflexion me traversa la tête : je pensais pratique et utile d’avoir un ravin tout près du camp – parfait pour les visiteurs – mais j’imagine que je dois être l’un des rares à trouver quelquechose de positif ‘d’avoir un ravin actif’ à côté d’une infrastructure. Question de contexte!

Visite du Ravin 2015

Figure 2: De gauche à droite: Yannick Sayer, Dominic Fauteux, M. Joe Enook et Etienne Godin devant le ravin. Le 22 Juin 2015.

Arrivés sur le site, M. Enook et Carey (de Parcs Canada) avaient bien entendu parler de cette forme d’érosion. Ils admettaient qu’en photo, décrit oralement, ou même en survol héliporté, ça ne  rends pas justice, qu’il faut le voir sur place (Figure 2) pour comprendre comment c’est grand, à quelle vitesse ça évolue, comment la toundra a changé suite au ravinement. Canaux d’écoulement, glissement rétrogressifs, effondrements, surfaces drainées et dénudées, l’assistance a bien réalisé qu’est-ce qui se produit lorsque les coins de glace dans le pergélisol sont dérangés. M.Enook, bien instruit sur la problématique des changements climatiques, nous rapportait que bien des gens de la communauté n’ont pas une bonne idée de la dynamique du pergélisol et des impacts possibles lorsqu’un déséquilibre survient (un ravin).Il allait en parler durant son émission de radio hebdomadaire!

Ceci me fait réaliser que malgré des efforts répétés de diffuser la science (vulgariser) de manière classique, soit à l’aide de kiosques, conférences, affiches, discussions avec la communauté, le pergélisol en dérangement est parfois difficile à saisir, à concrétiser. Je pense que cette fois-ci – avec M. Enook pour qui la communication est toute simple avec sa communauté – permettra de créer des ponts auxquels je n’avais pas réfléchi. À considérer pour le futur, que les gens de la communauté intéréssés par la science et qui sont de bons communicateurs sont parmi les meilleurs pour présenter les connaissances avec un angle qui sera à la fois intéressant et accessible pour ce type d’auditoire.

Dans tous les cas, merci pour votre visite !

Journal de terrain – par Audrey Veillette

août 27, 2015 dans post

10 Août 2015

De retour de l’Île Bylot depuis 2 semaines, je me prépare déjà pour une autre aventure mais cette fois, dans le Nord du Québec avec le cours UQAM NORD! Nous partirons sur la route à travers l’Abitibi-Témiscamingue jusqu’à Radisson pour ensuite s’envoler vers Kuujjuarapik. Au programme, plusieurs visites sur le terrain (site minier Malartic, barrage La Grande), conférences et témoignages sur les thèmes de l’énergie, les mines, les écosystèmes nordiques, la culuture et société et le tourisme. Au retour en septembre, ce sera enfin le temps de traiter les données récoltées à l’Île Bylot cet été!

Moi devant le paysage enneigé de l’Ile Bylot à la fin Mai (2015).

 

Journal de terrain – Campagne de géoradar et de forage (Bylot 2015) – par Audrey Veillette

août 20, 2015 dans post

Pour mon terrain de maîtrise cet été, j’ai eu besoin de 2 éléments essentiels : un géoradar et une foreuse à carottier (oh et j’oubliais Vilmantas Preskienis, mon collègue indispensable qui m’a aidé tout l’été dans ma collecte de données!).

drill-bylot

Daniel Fortier (Directeur du Géocryolab) et Étienne Godin (candidat au PhD) qui effectuent les premiers forages de l’été à mon site d’étude. Nous sommes à la recherche de glace d’aggradation témoignant d’une remontée du plafond du pergélisol après une perturbation tel le ravinement par thermo-érosion.

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Vilmantas Preskienis (candidat au PhD) qui assemble le géoradar et se prépare pour une journée où nous avancerons de 25 cm à la fois dans la toundra!

Notre patience a été mise à l’épreuve lors de la collecte de données géoradar. Sur plusieurs centaines de mètres au total, nous avons effectué des relevés en faisant avancer les antennes de 10 à 50 cm à la fois. Ces données nous permettrons de caractériser la morphologie et la cryostratigraphie du pergélisol à mon site d’étude, un ravin stabilisé.

Afin de calibrer les données géoradar et permettre une caractérisation plus précise du pergélisol à mon site d’étude, plusieurs forages ont été faits cet été. Merci à la foreuse à carottier qui a fait ronronner son moteur tout l’été et qui a fonctionné à merveille. Deux grosses glacières pleines d’échantillons ont pu être ramenées à Montréal.

Blog de terrain – par Maxime Tremblay

août 7, 2015 dans post

7 août 2015, UQTR
Cela fait maintenant 1 mois que je suis de retour à Trois-Rivières. Même laboratoire, même clavier, même écran qu’avant mon départ, mais la perspective est différente. Tout un nouveau jeu de données à analyser et la tête rafraîchie par l’été Arctique. Presque incroyable, je suis excité de reprendre les rênes de mon ordinateur!

Flashback!

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Figure 1: Maxime – expliquant son projet aux étudiants à l’école de Pond Inlet (NU)

26 au 30 mai 2015, Pond Inlet

Avant mon départ pour l’ile Bylot où l’essentiel de mon travail se fait, je suis resté quatre jours à Pond Inlet pour prendre contact avec la communauté et les informer sur le travail que j’effectue sur l’ile.

J’ai donc tenu une table à la COOP du village, centre névralgique incontournable pour tout habitant de la communauté. J’y ai présenté deux affiches. L’une traitant de mon projet ainsi qu’une seconde à propos d’un projet entériné par notre laboratoire sur la productivité des petits fruits au Nunavut et Nunavik. J’avais préalablement annoncé ma présentation à la radio locale dans un élan de traduction live avec répétitions, reprises et corrections en direct sur les ondes.

La journée suivante, j’ai emporté mes affiches à l’école secondaire où j’ai pu déployer tout mon baratin devant des classes captives, bien forcées de m’écouter (Figure 1). L’échange a toutefois été très positif et j’ai eu droit à des questions, une attention quasi unanime et un intérêt considérable.

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Figure 2: Caractérisation et positionnement d’un saule durant les travaux de terrain

 

30 mai au 10 juin 2015, Ile Bylot

Cette année j’arrivais assez tôt afin de pouvoir assister à l’évènement de fonte et pouvoir documenter le lien avec les populations arbustives. À mon arrivée, la neige avait commencé à fondre, mais le timing était excellent. J’ai pu revisiter les parcelles d’échantillonnages établies l’année passée et établir de nouveaux transects en lien avec l’association des saules aux cônes de déjection.

Pour le reste de l’été je me suis surtout intéressé à caractériser ces nouveaux transects et à faire le suivi des variables environnementales associées. Grosso modo, le but est de caractériser les différentes zones retrouvées sur les cônes de déjection en fonction de la proximité des chenaux  et de la distance au versant. Plusieurs mesures de densité arbustives ont été prises en lien avec cette caractérisation afin de découvrir les variables qui sous-tendent la présence des arbustes dans le paysage (Figure 2).

La prise de données a été excessivement fructueuse cette année et je suis confiant que j’ai tout le matériel nécessaire afin d’expliquer les phénomènes en jeu dans mon projet de maitrise.

Vivement le nord, Vivement le sud

Maxime Tremblay

 

 

Nouveau papier par E. Godin et al. sur la dynamique de surface dans les zones humides pergisolées, après un ravinement

juillet 29, 2015 dans Article, post

Nouvelle contribution sur les émissions de gaz à effets de serre dans les écosystèmes humides dans le haut Arctique avec Frédéric Bouchard et al.

juillet 27, 2015 dans Article