par Davesne.G

Félicitations à Karine Rioux pour son excellente présentation au Géoforum!

avril 24, 2017 dans Article par Davesne.G

Le vendredi 21 avril dernier, Karine Rioux a présenté l’essentiel de son projet honors de baccalauréat dans le cadre du GéoForum du département de Géographie de l’Université de Montréal. Son projet porte sur l’évaluation de l’efficacité d’une technique de mitigation (les abris thermo-réflectifs), visant à assurer la stabilité du pergélisol le long d’une section expérimentale du Alaska Highway (Yukon). Karine a su démontrer de façon efficace les dynamiques thermiques de l’air et des premiers centimètres du sol sous les abris et ce, en comparant avec une section test. Son bon travail et son effort de vulgarisation lui ont valu le prix de la meilleure présentation honors en géographie physique! Félicitations à Karine!

par Sliger.M

Yukon – Succession écologique (Michel Sliger)

novembre 8, 2016 dans Article, post par Sliger.M

La délimitation entre les écosystèmes est généralement graduelle au site d’étude de Beaver Creek (Yukon); vu de l’intérieur du terrain, elles sont carrément imperceptibles. Le remblai de la route, du haut de ses 6 m, représente déjà un point de vue intéressant, mais l’observation du relief et des écosystèmes bénéficierait grandement de l’ascension de la montagne avoisinante. Selon le savoir local, la traversée des 8 km (vers le sud) de muskeg nécessite deux jours jusqu’au plateau à gauche sur la photo. Les montagnes St-Elias (blanches au fond) sont à 23 km vers le sud-ouest (Figure 1).

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Figure 1: Succession écologique du point de vue de la route

par Davesne.G

«Guerre froide» à Potsdam, Juin 2016 (Vilmantas Prėskienis)

octobre 26, 2016 dans Article, post par Davesne.G

Rappelez-vous ces jours où l’URSS et les Etats-Unis étaient les deux puissances concurrentes, et l’Europe avec la Chine étaient juste des petits joueurs à côté? Non? Moi non plus, je suis trop jeune, mais mon voyage à Potsdam en juin dernier m’a rappelé ça. C’était le 11eme ICOP (Conférence internationale sur le pergélisol), où près de la moitié des participants étaient de la Russie, une autre partie de l’Alaska (et quelques autres États), puis de petits groupes de chercheurs et étudiants d’autres « pays satellites », comme le Canada, la Chine, la Suède, l’Allemagne, le Royaume-Uni, etc. La guerre froide (ou guerre pour le froid) qui s’est déroulée pendant une semaine à Potsdam fait rage depuis bien longtemps !

Ma cocarde ne portait que mon nom exotique et l’indication que je suis du Canada. Ça m’a permis d’être un espion parfait pour… je ne sais même pas pour qui encore. Les Alaskains (et leurs collègues d’autres Etats) étaient plus méfiants sur ma présence, puisque tout le monde devrait comprendre l’anglais, comme elle était la langue de la conférence; mais je suis parvenu à récupérer secrètement des informations des Russes, Français, Suédois et Allemands, qui ne se doutaient pas que je pourrais saisir quelques mots dans leur langue.

Globalement, ce fut une conférence magnifique, où chaque nouveau jour a apporté beaucoup d’excellentes idées, et m’a appris plus qu’un semestre de cours à l’université. J’ai rencontré mes vieux amis et fait des nouvelles connaissances, et finalement je me suis rendu compte une nouvelle fois que d’avoir des belles photos sur son affiche n’est jamais une mauvaise idée !

Vilmantas

Vilmantas devant son affiche à l’ICOP à Potsdam

 

Nouveau papier dans Biogeosciences: Le ravinement de thermo-érosion entraine le passage de milieux humides à des milieux mésiques

mars 14, 2016 dans Article, post par Perreault.N

Une étude de terrain a été réalisée pendant deux étés dans la vallée Qarlikturvik de l’Ile Bylot (Nunavut) afin d’étudier les conséquences du ravinement de thermo-érosion sur la végétation des polygones à coin de glace environnants. En se basant sur 197 sites localisés le long de trois ravins, le nombre et l’abondance des espèces végétales ainsi que la biomasse aérienne des graminées dans les polygones perturbés par les processus de thermo-érosion ont été comparés à ceux de deux habitats caractéristiques de la vallée – les polygones humides et les milieux mésiques.

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lamarque-bylot-2La dégradation des coins de glace a entrainé une diminution immédiate de l’humidité du sol et de la profondeur de la couche active dans les polygones affectés par le ravinement – comme l’ont montré Godin et al. (2016) – dont les conditions environnementales se sont donc rapprochées de celles des milieux mésiques. Un changement de végétation progressif mais important s’est opéré en conséquence, avec l’émergence, cinq à dix ans après le début de la perturbation, d’espèces de milieu mésique comme Arctagrostis latifolia et Salix spp. au détriment d’espèces hydrophiles telles que Carex aquatilis, Eriophorum scheuchzeri et Dupontia fisheri.

Les milieux humides du Haut-Arctique sont donc très sensibles aux ravinements de thermo-érosion, qui peuvent rapidement entrainer une transformation significative du paysage de polygones à centre déprimé. La transition vers des milieux plus secs pourrait à terme diminuer les ressources de nourriture des herbivores – qui sont friands d’espèces de milieux humides – ainsi que modifier les émissions de gaz à effet de serre.

 

Les dernières observations montrent par ailleurs que dix ans après le début du ravinement, les régimes hydrique et thermique des polygones perturbés n’ont toujours pas atteint l’équilibre avec les nouvelles conditions environnementales tandis que les espèces de milieu mésique qui y dominent sont encore moins abondantes que dans les milieux mésiques intacts environnants. Il est donc à présent primordial de mettre en place un suivi à long terme de la dynamique du pergélisol en réponse aux perturbations et de la végétation qui y est associée.

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Retrouvez l’intégralité de l’étude en cliquant sur le lien ci-dessous :

Perreault, N., Lévesque, E., Fortier, D. and Lamarque L. J.: Thermo-erosion gullies boost the transition from wet to mesic tundra vegetation, Biogeosciences, 13, 1237-1253, 2016.

PDF

par Godin.E

Nouveau papier dans Biogeosciences: Dynamique des transferts thermiques et de l’humidité des polygones humides suivant une perturbation du pergélisol

mars 10, 2016 dans Article, post par Godin.E

Le niveau de base de la vallée de Qalikturvik sur l’ile Bylot au Nunavut est tapissé de polygones à coin de glace. Un sous-groupe de ces polygones nommés polygone à centre déprimé ou polygone humide permet de conserver en son centre l’humidité provenant de la fonte de la neige et des précipitations, comme une sorte de bol dans la toundra. Ces polygones humides supportent des environnements écologiques productifs, particulièrement lorsqu’on considère la nature plutôt aride qui caractérise le Haut-Arctique.

Le ravinement de thermo-érosion érode et abime les côtés de ces bols, change leur capacité de retenir l’humidité et peut forcer un changement du régime thermique de la couche active. Un seul ravin peut abimer des centaines de polygones, et les ravins peuvent se compter par dizaines au site d’étude.

Des polygones intacts et érodés localisés à proximité les uns des autres ont été étudiés, instrumentés et comparés durant 2012-2013.  Le polygone humide sature en humidité dans presque tout son centre en début de saison et lors des précipitations; il s’assèche progressivement durant l’été en surface en fonction de l’approfondissement de la couche active. Son bilan d’humidité est supérieur aux polygones perturbés. L’évolution de la couche active est progressive et ressemble à celle d’un autre polygone humide étudié. La végétation est relativement uniforme en son centre (ex: Carex sp.).

Par contre les polygones perturbés sont très variables: certaines zones à l’intérieur d’un polygone érodé peuvent rester humides, quand une autre sera particulièrement sèche. La profondeur de la couche active peut soit ressembler à celle qui se trouve dans un polygone humide, ou même s’amincir significativement. Des ensembles de plantes séchées témoignent de la transition d’humide vers plus sec, ainsi que l’arrivée d’espèces plus adaptées à un environnement moins humide. Donc au sein d’un polygone érodé il y a une variation intra qui ne sera pas nécéssairement retrouvée de manière identique d’un polygone érodé à l’autre (variation inter), en fonction de la sévérité de la perturbation de chaque polygone et de sa proximité au ravin.

À l’échelle de la décénnie, cela signifie que le ravinement cause une situation d’hétérogénéité dans les polygones, et induit un régime d’humidité généralement plus sec, et ce bien au-delà de la zone directement ravinée.

Tous les détails et les figures se trouvent dans l’article :

Godin, E.; Fortier, D. & Lévesque, E.
Nonlinear thermal and moisture response of ice-wedge polygons to permafrost disturbance increases heterogeneity of high Arctic wetland
Biogeosciences, 2016, 13, 1439-1452

 

 

par Godin.E

‘Safari aux gaz en Arctique’ dans le Soleil de Québec

janvier 8, 2016 dans Article par Godin.E

Jean-François Cliche, contributeur principal du blog scientifique Sciences dessus dessous (La Presse, Le Soleil), a interviewé Frédéric Bouchard à propos de son dernier article Modern to millennium-old greenhouse gases emitted from ponds and lakes of the Eastern Canadian Arctic (Bylot Island, Nunavut) récemment publié dans Biogeosciences.

Une belle perspective sur la nature de ses travaux et une présentation de ses résultats bien accessibles pour tous !

Tous les détails ici : http://www.lapresse.ca/le-soleil/actualites/dossiers/percees-scientifiques-2015/201512/30/01-4935604-safari-aux-gaz-en-arctique.php

par Godin.E

Les mares et les lacs de l’île Bylot : puits ou sources de GES?

décembre 22, 2015 dans Article par Godin.E

Première étude sur l’âge des GES émis par les systèmes aquatiques dans l’Arctique canadien

*crédits: http://www.ete.inrs.ca/actualites/premiere-etude-age-ges-systemes-aquatiques-larctique-canadien par Gisèle Bolduc*

Pour la première fois, des chercheurs ont déterminé l’âge du dioxyde de carbone (CO2) et du méthane (CH4) émis par les mares et les lacs de l’île Bylot au Nunavut. Ils ont observé des différences significatives quant à l’âge et au taux d’émission de ces gaz à effet de serre (GES) provenant de ces écosystèmes aquatiques situés en zone de pergélisol. Ces résultats sont publiés dans un article de la revue internationale Biogeosciences, dont le premier auteur est le chercheur postdoctoral Frédéric Bouchard du Centre Eau Terre Environnement de l’INRS et du Département de géographie de l’Université de Montréal. 

 

Les échantillons de gaz prélevés au cours de l’été ont révélé que l’âge et les taux d’émission de GES varient beaucoup d’un plan d’eau à un autre selon la taille et la profondeur. Par exemple, les mares peu profondes émettent du gaz datant de quelques siècles au plus et qualifié de plutôt « jeune », selon les datations au carbone-14. Certaines d’entres elles, recouvertes d’un tapis de cyanobactéries, constituent des puits de CO2 et des sources de CH4, alors que d’autres mares, dont les berges sont en érosion, sont des sources importantes des deux gaz. Quant aux lacs, ils libèrent des GES beaucoup plus âgés, jusqu’à près de 3 500 ans pour le CH4, mais à un rythme plus lent, du moins l’été.

« Cette étude montre l’importance des effets combinés des propriétés géomorphologiques, limnologiques et hydrologiques des écosystèmes aquatiques sur les émissions de CO2 et de CH4 provenant du dégel du pergélisol », indique la professeure Isabelle Laurion.

L’approche de l’équipe de recherche a permis de discriminer la contribution de deux types d’émission des GES : la diffusion et l’ébullition. C’est ainsi que les chercheurs ont constaté que la diffusion pourrait être sous-estimée, en particulier dans le cas des mares. Jusqu’à présent, c’était plutôt l’ébullition qui était considérée comme le processus dominant des émissions de CH4 par les systèmes lacustres.

 


« Cette étude novatrice sur l’âge des GES émis en Arctique canadien est l’une des rares études concernant les lacs situés ailleurs qu’en Sibérie ou en Alaska. Elle jette un nouvel éclairage sur le rôle spécifique des différents types d’écosystèmes aquatiques sur la dynamique du carbone associée à la dégradation du pergélisol et sur leur répercussion potentielle sur les changements climatiques à venir », souligne le chercheur Frédéric Bouchard. Elle pave la voie aux futures études qui devront non seulement mesurer les échanges gazeux, mais aussi tenir compte de l’âge du carbone émis, car cela influence grandement leur capacité d’agir comme un mécanisme de rétroaction positive sur le climat.

 

À propos de la publication 

Cette recherche a été réalisée par Frédéric Bouchard, Isabelle Laurion, Vilmantas Prėskienis, tous trois du Centre Eau Terre Environnement de l’INRS, Daniel Fortier de l’Université de Montréal, Xiaomei Xu de l’University of California et Michael J. Whiticar de l’University of Victoria. L’article «Modern to millennium‐old greenhouse gases emitted from ponds and lakes of the Eastern Canadian Arctic (Bylot Island, Nunavut)» vient de paraître dans la revue internationale Biogeosciences. ArcticNet, le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), le Programme du plateau continental polaire de Ressources naturelles Canada, le programme Frontières de la découverte du CRSNG, le programme de formation EnviroNord et la W. Garfield Weston Foundation ont soutenu financièrement les travaux de cette équipe de recherche. 

Bouchard F, Laurion I, Pr, Prèskienis V, Fortier D, Xu X & Whiticar MJ (2015) Modern to millennium-old greenhouse gases emitted from ponds and lakes of the Eastern Canadian Arctic (Bylot Island, Nunavut). Biogeosciences12(23):7279-7298. DOI : 10.5194/bg-12-7279-2015

par Godin.E

L’avenir de la recherche en pergélisol selon les jeunes chercheurs, dans ‘The Cryosphere’

octobre 14, 2015 dans Article, post par Godin.E

Ce papier récemment publié dans le journal The Cryosphere de EGU intitulé ‘Brief Communication: Future avenues for permafrost science from the perspective of early career researchers‘ propose des pistes de réflexion sur l’avenir de la recherche en pergélisol. Les auteurs de l’article dont Julie Malenfant Lepage, Frédéric Bouchard et Michel Paquette ont colligé les idées et commentaires émis par 88 jeunes scientifiques durant la Quatrième conférence européenne sur le pergélisol (été 2014).

Voici la bande-annonce présentant les points forts de l’article! (Frostbyte)

Cinq axes de recherche sur le pergélisol ont été identifiés à la conclusion de ce colloque :

  1. la dynamique du terrain en zone de pergélisol
  2. la modélisation des échanges de chaleur dans le pergélisol
  3. l’intégration du savoir traditionnel
  4. la distribution spatiale de la glace enfouie
  5. les défis pour les ingénieurs

Voici le résumé :

Abstract. Accelerating climate change and increased economic and environmental interests in permafrost-affected regions have resulted in an acute need for more directed permafrost research. In June 2014, 88 early career researchers convened to identify future priorities for permafrost research. This multidisciplinary forum concluded that five research topics deserve greatest attention: permafrost landscape dynamics, permafrost thermal modeling, integration of traditional knowledge, spatial distribution of ground ice, and engineering issues. These topics underline the need for integrated research across a spectrum of permafrost-related domains and constitute a contribution to the Third International Conference on Arctic Research Planning (ICARP III).

Fritz, M.; Deshpande, B. N.; Bouchard, F.; Högström, E.; Malenfant-Lepage, J.; Morgenstern, A.; Nieuwendam, A.; Oliva, M.; Paquette, M.; Rudy, A. C. A.; Siewert, M. B.; Sjöberg, Y. & Weege, S.
Brief Communication: Future avenues for permafrost science from the perspective of early career researchers The Cryosphere, 2015, 9, 1715-1720

http://www.the-cryosphere.net/9/1715/2015/tc-9-1715-2015.html

et sur ReasearchgGate : http://www.researchgate.net/publication/281592556_Frostbyte_-_Fritz_et_al._2015_TC_%28published%29

par Godin.E

Nouveau papier par Perreault et al. à propos de la transition de la végétation après un ravinement

août 6, 2015 dans Article, post par Godin.E

par Godin.E

Nouveau papier par E. Godin et al. sur la dynamique de surface dans les zones humides pergisolées, après un ravinement

juillet 29, 2015 dans Article, post par Godin.E