par Sliger.M

Yukon – évolution d’une tranchée drainante (Michel Sliger)

novembre 28, 2016 dans focus par Sliger.M

Large de 75 cm seulement, une tranchée drainante excavée à l’automne 2010 s’est érodée pour atteindre environ 4 m. Deux ans plus tard, elle est quasiment stabilisée mais certains chenaux d’écoulement préférentiels continuent d’entrainer le mouvement des sédiments. La végétation pionnière s’est installée partout dans la tranchée, sauf où l’apport sédimentaire persiste toujours ou lorsque le niveau d’eau reste significatif durant tout l’été (Figure 1).

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Figure 1: Évolution d’une tranchée drainante, 2 années après sa mise en place des chenaux d’écoulement préférentiels se forment

par Davesne.G

Suivi des mouvements de masse avec une station VX (par Michel Paquette)

novembre 22, 2016 dans post par Davesne.G

MP

Travail de précision. Gautier relève la position de ses marqueurs de mouvement de masse, lors d’une journée ensoleillée à Ward Hunt, en juillet 2016. Gautier tient dans ses mains un prisme qui est automatiquement suivi par la station spatiale Trimble VX lorsque celui-ci bouge. La station lui permet d’effectuer des relevés de grande précision (~1mm d’erreur!) entièrement seul, et de mesurer ainsi des déplacements de quelques centimètres par an avec une grande certitude. La photo a été prise à travers la visée de la station spatiale, et montre bien l’attention que Gautier porte à maintenir le prisme bien au niveau. Ce genre de travail de patience s’effectue beaucoup mieux lorsqu’il fait soleil, et les deux dernières semaines du séjour 2016 de Gautier et Michel à Ward Hunt se sont déroulées sous des températures parfaites pour effectuer ce type de travail.

par Davesne.G

Capteur automatique de bulles de gaz (‘bubble trap’) installé dans un lac à l’Île Bylot (Nunavut) durant la campagne de terrain de l’été 2016 (F. Bouchard et V. Preskienis)

novembre 17, 2016 dans post par Davesne.G

 2. Bylot bubble trap 2016 (2016-11)
Cette photo montre l’installation d’un capteur à bulles pour mesurer les flux de gaz à effet de serre (CO2, CH4) dans les lacs arctiques en provenance des sédiments de fond. Le ‘kit’ comprend : 1) un entonnoir lesté d’une chaine d’acier qui repose sur le fond; 2) un pluviomètre à bascule installé à l’envers pour capter et enregistrer les épisodes d’ébullition vers la surface; 3) une petite bouée pour tenir le tout à la verticale. Les membres du GEOCRYOLAB en charge des travaux de limnologie (F. Bouchard et V. Preskienis) ont installé deux de ces capteurs en juillet 2016, dans un lac de thermokarst et dans un lac de kettle. Si tout va bien (dataloggers, batteries, étanchéité, etc.), les capteurs seront récupérés à l’été 2017 et les données recueillies nous renseigneront sur les flux de gaz en milieu aquatique tout au long de l’année, et non seulement durant la saison libre de glace comme c’est le cas actuellement. Dossier à suivre…
par Davesne.G

Quel est l’impact de l’écoulement souterrain sur le régime thermique du sol ? (Daniel Fortier)

novembre 15, 2016 dans Non classé par Davesne.G

En réponse aux changements climatiques, le dégel du pergélisol et l’approfondissement de la couche devraient favoriser l’augmentation de l’écoulement souterrain. Geocryolab a mis au point des cellules expérimentales pour évaluer l’impact thermique de cet écoulement sur la température du sol. Pourquoi? Parce que très peu d’information est actuellement disponible à ce sujet et que l’étude en laboratoire permet de simplifier le nombre de paramètres influençant la température et permet de mieux contrôler les paramètres en question.

Capture

Câbles à thermistance (gauche) fabriqué au Geocryolab qui seront reliés à un système automatisé d’acquisition de données (droite) (Campbell Scientific).

 

 

par Davesne.G

Influence de l’urbanisation sur la dynamique du pergélisol (Lin Chen)

novembre 14, 2016 dans post par Davesne.G

GPR

L’urbanisation a une influence significative sur la dégradation du pergélisol. À son tour, la dégradation du pergélisol dans la zone urbaine affecte profondément la vie des résidents, comme l’approvisionnement en eau et la stabilité des bâtiments. En 2008, Lin Chen et ses coéquipiers ont mené une étude au géoradar (GPR) pour étudier l’influence de l’urbanisation sur la dynamique du pergélisol.

par Davesne.G

L’environnement périglaciaire des hauts sommets du massif des Chic-Chocs (Gautier Davesne)

novembre 10, 2016 dans post par Davesne.G

Au-delà de 1100-1200 m d’altitude, les sommets du massif des Chic-Chocs (Nord de la chaîne des Appalaches, Gaspésie) abritent un environnement périglaciaire typique. C’est le domaine de la toundra alpine où seuls des lichens et quelques herbacées parviennent à se développer au milieu des gélifracts (fig. 1). Au mont Jacques-Cartier (1273 m d’alt), les champs de blocs, aussi appelés felsenmeers, recouvrent la majeure partie du plateau (fig. 1). Ils sont présents dans les zones planes et sur des pentes faibles à moyennes. Sur les surfaces les plus planes, les gélifracts sont généralement triés et organisés en polygones de taille métrique dans les zones où une matrice de sédiments fins est présente (fig. 1). Au niveau des versants, lorsque la pente excède 3° à 4°, les formes polygonales ont tendance à s’allonger jusqu’à former des sols striés, aussi appelés des coulées de blocs (fig. 1). Quelques lobes de gélifluxion sont présents sur les versants du mont Jacques-Cartier et du mont Albert, résultat de l’action des cycles gel-dégel et d’une grande disponibilité en eau, notamment lors de la fonte des neiges (e.g. combe à neige sur le versant SE du mont Jacques-Cartier). Finalement, les plus hauts sommets du massif abritent des îlots de pergélisol alpin marginal contemporain en raison de conditions topo-climatiques azonales favorables.

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Figure 1: Formes périglaciaires présentes sur le plateau du mont Jacques-Cartier: A) Coulées de blocs; B) Champs de blocs; C) Polygones à triage.

Pour plus d’information, consultez les articles suivants:

Gray, J.T., Godin, E., Masse, J., and Fortier, D. (2009) Trois décennies d’observation des fluctuations du régime thermique du pergélisol dans le parc national de la Gaspésie, Le Naturaliste Canadien, 133, 69-77.

Davesne, G., Fortier, D., Dominé, F., Gray, J. (2016) Wind driven snow conditions control the occurrence of contemporary marginal mountain permafrost in the Chic-Chocs Mountains, south-eastern Canada – a case study from Mont Jacques-Cartier. The Cryosphere Discussion, doi: 10.5194/tc-2016-211.

Gray, J.T., Davesne, G., Godin, E. and Fortier, D. (2016) The Thermal Regime of Mountain Permafrost at the Summit of Mont Jacques-Cartier in the Gaspé Peninsula, Québec, Canada: A 37 Year Record of Fluctuations showing an Overall Warming Trend, Permafrost and Periglacial Processes. doi: 10.1002/ppp.1903.

par Sliger.M

Yukon – Succession écologique (Michel Sliger)

novembre 8, 2016 dans Article, post par Sliger.M

La délimitation entre les écosystèmes est généralement graduelle au site d’étude de Beaver Creek (Yukon); vu de l’intérieur du terrain, elles sont carrément imperceptibles. Le remblai de la route, du haut de ses 6 m, représente déjà un point de vue intéressant, mais l’observation du relief et des écosystèmes bénéficierait grandement de l’ascension de la montagne avoisinante. Selon le savoir local, la traversée des 8 km (vers le sud) de muskeg nécessite deux jours jusqu’au plateau à gauche sur la photo. Les montagnes St-Elias (blanches au fond) sont à 23 km vers le sud-ouest (Figure 1).

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Figure 1: Succession écologique du point de vue de la route

par Davesne.G

Calorimétrie à balayage différentiel (Karine Rioux)

novembre 4, 2016 dans post par Davesne.G

KR

La calorimétrie à balayage différentiel est une technique de pointe permettant de déterminer la capacité calorifique, la conductivité et la diffusivité thermique des matériaux de manière extrêmement précise. Il s’agit d’un outil indispensable à la compréhension des transferts de chaleur dans les sols étudiés.

par Davesne.G

L’imagerie par tomodensitométrie (CT-Scan) des carottes de pergélisol : un outil aimé des géomorphologues ! (Audrey Veillette)

novembre 1, 2016 dans post par Davesne.G

AV

À gauche: CT-Scan (Source : http://ctscan.ete.inrs.ca/); à gauche: Imagerie obtenue par tomodensitométrie où il est possible d’observer l’orientation des bulles d’air dans la glace, indice du rétablissement du pergélisol dans un environnement pentu.

Les résultats de l’imagerie CT-Scan nous permettent de caractériser en détail la cryostratigraphie de nos échantillons et d’ainsi de mieux comprendre le processus de formation, de dégradation et de rétablissement du pergélisol.