Journal de terrain – par Audrey Veillette

août 27, 2015 dans post par Audrey Veillette

10 Août 2015

De retour de l’Île Bylot depuis 2 semaines, je me prépare déjà pour une autre aventure mais cette fois, dans le Nord du Québec avec le cours UQAM NORD! Nous partirons sur la route à travers l’Abitibi-Témiscamingue jusqu’à Radisson pour ensuite s’envoler vers Kuujjuarapik. Au programme, plusieurs visites sur le terrain (site minier Malartic, barrage La Grande), conférences et témoignages sur les thèmes de l’énergie, les mines, les écosystèmes nordiques, la culuture et société et le tourisme. Au retour en septembre, ce sera enfin le temps de traiter les données récoltées à l’Île Bylot cet été!

Moi devant le paysage enneigé de l’Ile Bylot à la fin Mai (2015).

 

Journal de terrain – Campagne de géoradar et de forage (Bylot 2015) – par Audrey Veillette

août 20, 2015 dans post par Audrey Veillette

Pour mon terrain de maîtrise cet été, j’ai eu besoin de 2 éléments essentiels : un géoradar et une foreuse à carottier (oh et j’oubliais Vilmantas Preskienis, mon collègue indispensable qui m’a aidé tout l’été dans ma collecte de données!).

drill-bylot

Daniel Fortier (Directeur du Géocryolab) et Étienne Godin (candidat au PhD) qui effectuent les premiers forages de l’été à mon site d’étude. Nous sommes à la recherche de glace d’aggradation témoignant d’une remontée du plafond du pergélisol après une perturbation tel le ravinement par thermo-érosion.

GPR-Bylot

Vilmantas Preskienis (candidat au PhD) qui assemble le géoradar et se prépare pour une journée où nous avancerons de 25 cm à la fois dans la toundra!

Notre patience a été mise à l’épreuve lors de la collecte de données géoradar. Sur plusieurs centaines de mètres au total, nous avons effectué des relevés en faisant avancer les antennes de 10 à 50 cm à la fois. Ces données nous permettrons de caractériser la morphologie et la cryostratigraphie du pergélisol à mon site d’étude, un ravin stabilisé.

Afin de calibrer les données géoradar et permettre une caractérisation plus précise du pergélisol à mon site d’étude, plusieurs forages ont été faits cet été. Merci à la foreuse à carottier qui a fait ronronner son moteur tout l’été et qui a fonctionné à merveille. Deux grosses glacières pleines d’échantillons ont pu être ramenées à Montréal.

Journal de terrain – par Isabelle de Grandpré

août 18, 2015 dans post par de_Grandpré.I

14 août 2015

Ça me fait toujours cette même impression lorsque j’arrive sur le terrain : ce mélange contradictoire de stress et de sérénité.  Pour ce terrain notre mission était claire : détecter la présence de coins de glace à l’aide de différentes techniques, dans probablement l’endroit le plus reculé du Yukon accessible par la route.

C’est en chevauchant notre Camper Canadream et notre beau pick-up tout blanc que nous avons atteint notre destination, Km 124 de l’autoroute Dempster. Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas : chaleur accablante, neige, vents intenses, gathering annuel de maringouins et de mouche noire – une bonne idée ce camper finalement.

Yukon-truck

Indispensable pickup

Comment détecte-t-on des coins de glace quand on ne les voit pas sur le terrain ? Facile. Il nous faut un géoradar, une foreuse, énormément de patience et un bon équilibre mental (surtout quand vient le temps de passer nos 200 m de transect  au géoradar avec des antennes qui nécessitent des pas de 10 cm).

Yukon GPR

Georadar en action !

Yukon-Forage

Extraction de pergélisol en cour avec la foreuse portable

Après 5 jours à dompter les tussoks, à manger de la bonne nourriture déshydratée (riz avec morceaux de poulet ou riz avec poulet grillé ce soir ?), et à découvrir beaucoup de réponses mais encore plus de questions, nous sommes reparti vers la civilisation avec 4 cahiers de terrains bien remplis de données qui révéleront toute leur magie lors de l’analyse.

Je pense que la ligne est mince entre un terrain éprouvant et un terrain mémorable : mais la beauté immense des lieux, l’aventure et surtout l’équipe de travail font bien souvent qu’autrement  pencher cela du côté mémorable.

Merci Fab, Lyna et Manu, c’est quand vous voulez pour un prochain !

par mtremblay

Blog de terrain – par Maxime Tremblay

août 7, 2015 dans post par mtremblay

7 août 2015, UQTR
Cela fait maintenant 1 mois que je suis de retour à Trois-Rivières. Même laboratoire, même clavier, même écran qu’avant mon départ, mais la perspective est différente. Tout un nouveau jeu de données à analyser et la tête rafraîchie par l’été Arctique. Presque incroyable, je suis excité de reprendre les rênes de mon ordinateur!

Flashback!

DSCN0069

Figure 1: Maxime – expliquant son projet aux étudiants à l’école de Pond Inlet (NU)

26 au 30 mai 2015, Pond Inlet

Avant mon départ pour l’ile Bylot où l’essentiel de mon travail se fait, je suis resté quatre jours à Pond Inlet pour prendre contact avec la communauté et les informer sur le travail que j’effectue sur l’ile.

J’ai donc tenu une table à la COOP du village, centre névralgique incontournable pour tout habitant de la communauté. J’y ai présenté deux affiches. L’une traitant de mon projet ainsi qu’une seconde à propos d’un projet entériné par notre laboratoire sur la productivité des petits fruits au Nunavut et Nunavik. J’avais préalablement annoncé ma présentation à la radio locale dans un élan de traduction live avec répétitions, reprises et corrections en direct sur les ondes.

La journée suivante, j’ai emporté mes affiches à l’école secondaire où j’ai pu déployer tout mon baratin devant des classes captives, bien forcées de m’écouter (Figure 1). L’échange a toutefois été très positif et j’ai eu droit à des questions, une attention quasi unanime et un intérêt considérable.

Max-terrain-2014

Figure 2: Caractérisation et positionnement d’un saule durant les travaux de terrain

 

30 mai au 10 juin 2015, Ile Bylot

Cette année j’arrivais assez tôt afin de pouvoir assister à l’évènement de fonte et pouvoir documenter le lien avec les populations arbustives. À mon arrivée, la neige avait commencé à fondre, mais le timing était excellent. J’ai pu revisiter les parcelles d’échantillonnages établies l’année passée et établir de nouveaux transects en lien avec l’association des saules aux cônes de déjection.

Pour le reste de l’été je me suis surtout intéressé à caractériser ces nouveaux transects et à faire le suivi des variables environnementales associées. Grosso modo, le but est de caractériser les différentes zones retrouvées sur les cônes de déjection en fonction de la proximité des chenaux  et de la distance au versant. Plusieurs mesures de densité arbustives ont été prises en lien avec cette caractérisation afin de découvrir les variables qui sous-tendent la présence des arbustes dans le paysage (Figure 2).

La prise de données a été excessivement fructueuse cette année et je suis confiant que j’ai tout le matériel nécessaire afin d’expliquer les phénomènes en jeu dans mon projet de maitrise.

Vivement le nord, Vivement le sud

Maxime Tremblay

 

 

par Godin.E

Nouveau papier par Perreault et al. à propos de la transition de la végétation après un ravinement

août 6, 2015 dans Article, post par Godin.E